La culture de tomates de A à Z (dossier complet)

La tomate est l’un des légume-fruit les plus apprécié et les plus cultivé. C’est aussi une plante exigeante, sensible aux maladies, qui nécessite un certain savoir-faire pour une récolte de qualité. Tous nos conseils pour réussir sa culture sous serre et pouvoir ainsi déguster de bonnes tomates riches en goût.

la culture de tomates

Généralités sur la tomate

Un jardinier se doit de connaître les caractéristiques des fruits et légumes qu’il souhaite cultiver. Commençons donc par rappeler rapidement ce qu’est une tomate et ce qui fait ses particularités.

La tomate, fruit ou légume ?

Originaire d’Amérique du Sud, la tomate est de la famille des Solanacées tout comme le melon, la pomme de terre ou l’aubergine. Elle offre une morphologie très variable et un goût plus au moins sucré selon les espèces. Au sens botanique du terme, la tomate est un fruit, puisqu’elle se forme après pollinisation d’une fleur. En cuisine, elle se prépare comme un légume, raison pour laquelle nous parlons généralement de légume-fruit.

Des variétés de tomates innombrables

Avec plusieurs centaines de variétés, la tomate est l’un des fruits les plus diversifié. C’est bien simple, vous en trouverez de toutes les formes, de toutes les tailles et de presque toutes les couleurs. De la minuscule tomate cerise à la tomate ananas, jusqu’à l’originale zébrée verte ou l’énorme cœur de bœuf, vous n’aurez que l’embarra du choix pour votre future culture.
Mais au-delà de l’aspect du fruit, la manière de pousser et la vitesse de croissance de la tomate ne seront en effet pas les mêmes selon les variétés.

Plants déterminés vs plants indéterminés

Il faut distinguer deux types de plants de tomates : les plants à croissance déterminée et les plants à croissance indéterminée.

Les premiers, les plants de tomate dits déterminés ont une croissance limitée. La variété Roma est peut-être l’espèce de tomate déterminée la plus connue.
Ces plants de tomates ont la particularité d’arrêter leur croissance après avoir généré un certain nombre de fruits (quantité variable selon les espèces). Leur croissance en hauteur étant réduite, vous n’aurez pas besoin de tuteurer ce type de plants qui ressemblent vaguement à un buisson.
En plus de la taille, l’autre particularité des tomates à croissance déterminée réside dans le fait que la maturité des fruits a lieu au même moment. Un précieux atout si vous envisagez de faire des coulis, des conserves et autres bocaux puisque toutes vos tomates seront mûres en même temps. Bien entendu, ce sera plus ennuyeux si vous comptez consommer vos tomates une à une. Vous pourriez vous retrouver avec une grosse quantité de tomates à consommer rapidement sous peine qu’elles ne pourrissent.

À l’inverse, les pieds de tomates à croissance indéterminée ne s’arrêtent pas de pousser. Ils se développeront en hauteur et donneront des fruits en continu jusqu’à la fin de la saison. Ce sont les variétés les plus fréquemment rencontrées dans les potagers. Vous devrez les tuteurer impérativement pour éviter qu’ils ne ploient sous leur propre poids.

Tomates à croissance déterminée vs croissance indéterminée

Variétés précoces, hâtives ou tardives

Les tomates peuvent être classées en trois grandes catégories selon le temps qu’elles mettent à parvenir à maturité. Les variétés précoces sont les plus rapides à produire des fruits, à l’inverse des tomates tardives qui mettront deux fois plus de temps. Entre les deux se rangent les tomates hâtives.

  • Tomates précoces : Pourront être récoltées 40 à 55 jours après leur plantation
  • Tomates hâtives : Pourront être récoltées 55 à 65 jours après leur plantation
  • Tomates tardives : Pourront être récoltées 80 à 100 jours après leur plantation

Variétés anciennes vs hybrides F1

Difficile d’évoquer la tomate sans distinguer les variétés anciennes des hybrides. Les tomates anciennes sont génétiquement stables, elles donneront des semences aux qualités identiques.

Les hybrides F1 sont quant à elle issues d’un croisement entre deux variétés de tomates choisies pour leurs qualités. F1 (pour fécondation 1) signifiant que les semences sont issues de la première hybridation ou du premier croisement.

En termes de goût, il est tout à fait possible d’obtenir de bonnes tomates à partir d’hybrides, comme à l’inverse de mauvaises tomates à partir de variétés anciennes. Tout va dépendre de votre terroir, de la météo et de vos méthodes de culture.

Quelles variétés de tomates cultiver ?

Dans l’absolu, vous pouvez cultiver n’importe quelles variétés de tomates. Dans les faits, le choix de l’espèce à privilégier va essentiellement dépendre de vos goûts d’une part et du climat de votre région d’autre part.

photo tomate cœur de bœuf
Tomate cœur de bœuf

photo tomate ananas

Tomate ananas

photo tomate rose de berne

Tomate Rose de Berne

photo tomate des andes

Tomate des Andes

photo tomate cerise

Tomate cerise

photo tomate noir de crimée

Tomate Noir de Crimée

Choix de la variété selon vos goûts

Vous avez peut-être certaines préférences en matière de tomates : tomates sucrées, tomates acidulées, tomates à chair ferme, grosses tomates à farcir… il y en a pour tous les goûts.

Bien entendu, encore faut-il avoir d’abord gouté une tomate pour en connaître le goût et la texture. Sachez que la plupart des magasins et des vendeurs de graines ou de pieds de tomates préciseront les qualités gustatives de celles-ci.

Choix de la variété selon le climat

Comme vu précédemment, certaines variétés de tomates poussent plus vite que d’autre. Les régions au climat un peu frais, où la saison chaude est brève, seront plus propices à la culture de tomates précoces ou hâtives. A l’inverse, les tomates tardives arrivant à maturité en fin de saison se plairont si votre région offre un climat doux jusqu’en septembre voire au-delà.

Pour faire simple, la moitié nord de la France est plus appropriée aux variétés à croissance rapide, la région Sud est quant à elle plus propice aux variétés tardives (toutes les variétés y pousseront bien).

Les régions les plus au nord comme la Bretagne, la Normandie ou les Hauts de France sont plus propice au développement de maladies dues à l’humidité. Les jardiniers de ces régions devront opter pour des variétés de tomates moins sensibles à ces maladies. Par précaution, ils devront aussi s’équiper d’une serre pour pallier aux aléas de la météo.

Choix de la variété selon votre expérience (et votre budget)

Sachez que votre expérience de jardinier entrera également en ligne de compte. Certaines variétés étant plus fragiles que d’autres, donc plus difficiles à cultiver, un minimum de connaissances s’impose pour ne pas perdre la moitié ou la totalité de votre récolte. Sachez que vous devrez peut-être même vous équiper de matériel plus spécifique (serre chauffée par exemple) si vous envisagez de cultiver certaines variétés inappropriées au climat de votre région. Dès lors, quelques investissements s’imposeront.

Il existe de nombreuses variétés de tomates à cultiver

Les conditions idéales à la culture de tomates

Une terre riche et meuble

Les plants de tomates aiment les sols meubles, bien drainés et riches en matière organique. Si votre terre n’est pas suffisamment riche, il est essentiel de corriger ce déficit par des apports en compost. Le Ph du sol n’a en revanche pas beaucoup d’importance.

Consoude : engrais pour tomate

La consoude, l'engrais naturel idéal

La consoude est riche en potasse, en bore, en allantoïne et en vitamine B12 qui contribueront à renforcer les défenses naturelles de vos pieds de tomates. Ces quatre constituants favoriseront ensuite la floraison et la fructification des tomates et les rendrait aussi plus sucrées.

Bien qu’elle soit utilisée en paillage, l’utilisation la plus courante de la consoude sera sous forme de purin dilué à 10%. Pour cela, il vous suffira de laisser fermenter les feuilles de consoude dans l’eau puis de diluer ce purin concentré à raison d’un litre de purin pour 10 litres d’eau.

La consoude peut facilement être cultivée dans votre jardin à condition de disposer d’un emplacement suffisamment humide et ensoleillé. Sachez enfin qu’il existe différentes variétés de consoude, la plus riche en potasse étant la consoude voyageuse, Symphytum Peregrinum, une variété hybride. Cette dernière étant stérile, elle devra être multipliée par bouturage des racines.

Une forte luminosité

La lumière est un facteur primordial dans la culture des tomates. C’est le moteur de la photosynthèse et de la production de sucres pour la sève. Vos tomates auront besoin de beaucoup de lumière à chaque stade de leur culture, en particulier en période de floraison et de germination du pollen.

Un arrosage régulier et sans excès

L’arrosage est essentiel pour réussir vos cultures de tomates. Il doit être régulier, c’est-à-dire que vous ne devrez pas arroser beaucoup d’un coup puis plus du tout pendant une longue période au risque de voir les fruits éclater. Environ 2 ou 3 litres d’eau sont nécessaires chaque jour à vos plants.

Les apports en eau devront être plus importants entre la période de floraison et de développement des fruits. Un manque d’eau durant la phase de nouaison peut ruiner votre culture (la nouaison est la phase de formation initiale des fruits, lorsque l’ovaire de la fleur se transforme en fruit après fécondation). À contrario, lorsque les tomates sont en phase de maturation, soit peu avant la récolte, vous devrez fortement limiter l’arrosage de façon à concentrer le goût et les saveurs de vos tomates.

Veillez à arroser vos plants au niveau des pieds, jamais au niveau du feuillage. Mouiller les feuilles pourrait conduire au développement de maladies.

Il existe de nombreuses variétés de tomates à cultiver

Semis et plantation des tomates

Pour cultiver vos tomates, vous aurez le choix entre semer des graines (les vôtres ou celles achetées dans le commerce) ou planter des plants déjà développés. Dans tous les cas, vous devrez à un moment donné procéder à la plantation de plants de tomates, les vôtres ou ceux que vous aurez achetés.

Ce n’est généralement pas à cette étape que se jouera la qualité gustative de vos tomates. Sachez que le choix est bien entendu plus grand en matière de graines que de plants. La plupart des variétés anciennes de tomates s’achètent sous forme de graines, sans parler des semences de variétés rares que les jardiniers s’échangent entre eux jalousement.

Culture de tomates à partir de semis

Quand démarrer vos semis de tomates à l’extérieur ? Il suffit pour cela de déterminer la date de dernière gelée et de semer vos graines six mois avant. Pour cela rien ne vaut l’expérience et le suivi de la météo : un ciel dégagé la nuit entre la fin avril et la mi-mai peut conduire à des gelées dans de nombreuses régions. Approximativement, disons que vous pouvez semer vos graines six semaines avant les fameux Saints de glace.

En intérieur, la question ne se pose pas, vous pourrez y disposer vos semis dès le mois de janvier si vous habitez une région chaude, ou en février-mars pour les régions du nord de la France. La température idéale pour vos semis est d’environ 20°C.

Éviter la fonte des semis

La fonte des semis est due à une maladie cryptogamique causée par des champignons. Le premier moyen d’éviter ce problème est d’utiliser des pots et des outils propres. Ensuite, éviter l’humidité en excès réduira les risques, l’eau stagnante étant le facteur principal de développement des champignons. Signe caractéristique de la fonte des semis : un affinement de la base des plantules ou un affaissement de celles-ci. Le drainage et un arrosage modéré sont la clef pour donner un maximum de chances à vos semis d’échapper aux maladies.

Les étapes de la culture de tomates en pot :

  1. Enfouissez deux ou trois graines dans de petits pots remplis de terreau à semis. Le terreau à semis est plus léger et moins riche en azote que les terreaux standards, ce qui limitera les risques de maladies (voir encart sur la fonte des semis). Recouvrir les graines d’un demi-centimètre de terreau est suffisant. Quelques billes d’argile disposées au fond des pots éviteront la stagnation d’eau. Petite astuce : notez bien la date de la plantation ainsi que la variété des tomates sur les pots dans le cas où vous planteriez différentes variétés.
  2. Arrosez par pulvérisation, sans excès de façon à éviter le pourrissement
  3. Disposez les pots dans un endroit très lumineux
  4. Repiquez en godet vos plantules de tomates dès l’apparition des deux première vraies feuilles (à ne pas confondre avec les cotylédons, qui sont les premières feuilles à germer). Prenez soin d’enterrer la tige de vos plantules jusqu’à hauteur des cotylédons. Vous forcerez ainsi les plantules à développer de nouvelles racines sur toute la partie enterrée.
  5. Repiquez vos plants plusieurs fois jusqu’à la date que vous aurez décidé pour la plantation
  6. Sortez vos plants en extérieur une dizaine de jours avant de les planter. Vous les habituerez ainsi aux conditions extérieures et vous les endurcirez par la même occasion. Évitez toutefois de les exposer à la pluie ou à l’humidité.
  7. Plantez vos plants en terre une fois que ceux-ci ont atteint une taille d’environ 20 cm. Voir au prochain paragraphe comment procéder à la plantation.

L'importance du repiquage

Repiquer vos tomates est indispensable à leur bonne croissance. La germination est une étape qui nécessite beaucoup de nutriments. Ces derniers manqueront rapidement et vos tomates ne se développeront pas correctement.

Culture de tomates à partir de plants

S’il peut sembler plus gratifiant de déguster une tomate dont on a planté la graine (paragraphe précédent), vous préfèrerez peut-être sauter l’étape des semis.
Assurer une bonne plantation de tomates commence dès la sélection des plants. En magasin, privilégiez les plants bien verts, sans tache au niveau du feuillage, plutôt trapus. Évitez les plants qui possèdent une longue tige ou qui disposent de racines entremêlées au fond du pot.

  1. Creusez des trous de 25 à 30cm de profondeur. Certains experts recommandent d’effectuer cette étape environ 3 semaines avant la plantation et d’y mettre quelques feuilles d’ortie ou de consoude. En se décomposant elles enrichiront la terre et apporteront les éléments nutritifs aux plants de tomates. Si votre terre est suffisamment riche, vous pouvez passer cette étape. Espacez vos plants d’une distance d’environ 70cm les uns des autres pour assurer une bonne aération et un bon ensoleillement.
  2. Disposez vos plants de tomates dans les trous en les penchant (ceux-ci se redresseront dès qu’ils commenceront à pousser). En enterrant ainsi une grande partie de la tige, vous forcerez le développement de nombreuses racines qui viendront d’autant plus capter les éléments nutritifs du sol. Vos plants de tomates s’en trouveront fortifiés.
  3. Recouvrez vos plants d’un mélange de terre et de compost pour moitié. Vous pouvez ajouter encore un peu de compost en surface au pied des plants. N’utilisez pas de fumier frais qui pourrait transmettre des maladies.
  4. Enfoncez un tuteur torsadé du côté opposé au trou afin d'éviter d'endommager les racines.
  5. Arrosez d’abord 2 ou 3 fois avec du purin d’ortie au début de la phase de développement en espaçant les arrosages de 7 à 10 jours. Le purin d’orties est riche en azote et s’utilise dilué à 10% en début de culture (utilisé pur il brûlera vos plants). Stoppez le purin d’ortie en période de floraison sinon vous favoriserez la croissance des feuilles au détriment des fleurs. Arrosez plutôt ensuite avec du purin de consoude, riche en phosphore, tous les 10 à 15 jours pour favoriser la floraison et le développement des fruits.
  6. Vous pouvez pailler le pied de vos plants de façon à conserver l’humidité du sol. Mieux vaut éviter le paillage précoce au risque d’empêcher la terre de se réchauffer. Par ailleurs les limaces, qui apprécient de se réfugier dans le paillage, risqueraient d’attaquer vos jeunes plants de tomates.
Plantation pied de tomates

Enterrer une partie de la tige au moment de la plantation force le pied de tomates à créer de nouvelles racines. Le plant n'en sera que plus fort et vigoureux.

association œillets d'Inde et tomates

Compagnonnage de la tomate

Certaines plantes font bon ménage avec les tomates, en particulier pour leur action répulsive en association avec elle. On parlera de compagnonnage, un terme bien connu des amateurs d’agriculture biologique.

  • Œillet d’Inde
    Planter des œillets d’Inde, Tagetes patula, à côté de vos tomates permettra d’éloigner les parasites tels que les aleurodes (mouches blanches) ou encore les nématodes. Ces petits vers qui s’attaquent aux racines des plants de tomates détestent la thiophène, une substance sécrétée par les œillets d’Inde. Les jolies fleurs orange des œillets attireront également les coccinelles, bien connues pour débarrasser les plantes des pucerons. Dernier atout : les pétales des œillets d’Inde sont comestibles et coloreront vos salades en entrée comme en dessert !
  • Basilic
    Le basilic joue un rôle préventif face au mildiou. Planter cette plante aromatique à côté de pieds de tomates permettrait de protéger ces derniers des attaques du redoutable champignon. Vous aurez ainsi de quoi agrémenter votre future tomate/mozzarella.
  • Concombre
    Le concombre (lire notre article sur la "culture du concombre sous serre") permettrait d’améliorer les rendements de votre culture de tomates. D’autres légumes comme la laitue, la carotte donneraient elles-aussi de meilleurs rendements.

⚠️Plantes à éloigner de la tomate
Les plantes de la même famille que la tomate, les Solanacées, devront rester à l’écart de vos pieds de tomates. La pomme de terre pour ne citer qu’elle risquerait ainsi de transmettre le mildiou à vos tomates.

Entretien et traitement des pieds de tomates

Paillage

Il est recommandé de pailler les pieds de tomates pour conserver l’humidité du sol et réduire les apports en eau. Cette couverture sera variable selon le type de paillage. Plus le paillage est grossier, plus le paillage pourra être épais : feuilles mortes, paille, mulch...

Les paillages au moyen de matériaux plus fins comme de l’herbe ou du broyat de consoude pourront être répandus sur seulement quelques millimètres à un centimètre maximum, la terre devant pouvoir « respirer ». Ne paillez en revanche pas trop tôt, idéalement début juin, au risque d’attirer les limaces et les rongeurs qui adorent s’y abriter lorsque le temps est frais.

Paillage d'un pied de tomates

Taille des feuilles basses et malades

Il est recommandé de procéder à une coupe des feuilles basses et de toutes les feuilles mortes ou présentant des signes de maladie. En évitant d’avoir des feuilles en contact avec le sol, vous éviterez ainsi la transmission de champignons et de germes. Vous réduirez le risque de développement de maladies en effectuant cet effeuillage. Par précaution, évitez de laisser les résidus de coupe sur place, en pourrissant les feuilles malades risqueraient de contaminer vos plants.

Coupe des gourmands

Les « gourmands » sont les petites ramifications qui se forment au niveau de l’aisselle de la tige principale et des tiges latérales. Ces petites tiges ne présenteraient pas énormément d’intérêt et pourraient au contraire occasionner une perte d’énergie pour les plants de tomates. De nombreux jardiniers choisissent cependant de conserver ces tiges secondaires. Si vous souhaitez supprimer ces gourmands, il vous suffit de « pincer » la petite tige soit avec les doigts, soit en la coupant au moyen d’un sécateur propre.

Coupe des gourmands sur un plan de tomates

Pollinisation

La tomate se pollinise elle-même sans l’aide d’insectes pollinisateurs (abeilles…). Elle est hermaphrodite et autoféconde, c’est-à-dire que la fleur se pollinise toute seule à l’aide du vent lorsque le pollen tombe sur le pistil. Sous serre, en cas d’absence de vent, il est fortement recommandé d’aider cette pollinisation en secouant à la main les pieds de tomates.

Coupe de la tête (étêtage)

Une fois que le plant aura donné 4 ou 5 bouquets de fleurs, il est recommandé de l’étêter. Il vous suffira de couper l’extrémité supérieure de votre pied de tomate, au-dessus du dernier bouquet de fleurs. Cette étape permettra de garantir un bon calibre et davantage de saveur à vos tomates.

Effeuillage en fin de maturation

Effeuiller en fin de végétation permet d’accélérer la maturation des fruits, la sève et les sucres se concentrant dans les fruits.

La culture de tomates sous serre de jardin

Une serre de jardin offre l’avantage d’offrir des conditions de cultures stables. La température plus élevée sous abri rend bien souvent cet accessoire indispensable pour démarrer vos semis de tomates dans les régions au climat frais. La température de la serre doit être comprise idéalement entre 15 et 18°C la nuit et entre 21 et 28°C la journée.

Surtout, une serre est aussi le meilleur outil pour conserver vos plants de tomate à l’abri de la pluie, un facteur météo à l’origine de la plupart des maladies touchant les tomates.

Notez qu’il n’est pas question ici de serres chauffées, mais de serres froides, plus communément utilisées par les particuliers (et plus respectueuses de l’environnement).

Attention toutefois : l’utilisation d’une serre implique de respecter certaines règles élémentaires listées ci-dessous.

Culture de tomates dans une serre de jardin

Bien aérer votre serre

Phénomène bien connu des détenteurs de serre de jardin : la condensation. Celle-ci intervient généralement le matin. Vous devrez veiller à maintenir un taux d’humidité inférieur à 90% dans votre serre. Au-dessus, vous multiplierez les risques de voir se développer les moisissures (mildiou, oïdium...). Pour cela ouvrez régulièrement votre serre soit grâce à ses fenêtres, soit par ses portes.

Pour en savoir plus, lisez notre article sur l’aération sous serre.

Arrosage des tomates sous serre

Privées des précipitations naturelles, les tomates cultivées sous serre dépendront de l’arrosage que vous leur apporterez. Comme précisé précédemment, l’irrigation doit être suffisamment importante et régulière, mais aussi maîtrisée pour ne pas augmenter l’humidité à l’excès. Privilégiez l’arrosage le matin et évitez à l’inverse l’arrosage le soir. Les systèmes de goutte à goutte sont un dispositif bien adapté pour la culture de tomates, car régulier et ciblé sur les pieds des plants. Laissez tout de même une certaine distance avec la base des plants de façon à optimiser le développement des racines en largeur.

Pour en savoir plus sur l’irrigation sous abri, lisez notre article sur l’arrosage sous serre.

Dimensions de la serre

Une petite serre de jardin se réchauffe plus vite et se refroidit aussi plus vite. Autant dire que posséder une grande serre, offrant un grand volume intérieur est un atout indéniable pour la culture de tomates. De par sa taille, l’air contenu dans votre serre profitera d’une certaine inertie. Il restera chaud plus longtemps, y compris lorsque la nuit tombe et que les températures baissent, profitant à vos pieds de tomates.

Autre fait constaté : les jardiniers auront tendance à plus « charger » une petite serre qu’une grande. Autrement dit ils chercheront à compenser le manque d’espace en serrant trop les pieds de tomates entre eux, avec pour conséquences de réduire l’apport de lumière aux tomates et pire encore en augmentant le phénomène de condensation et de maladies.

Propreté des bâches de serre

Comme vu précédemment, la luminosité est un facteur essentiel à la culture de tomates. Sous serre, la qualité de la bâche jouera donc un rôle très important. La transmission de lumière est d’environ 70% pour les bâches de serre traitées anti-UV. Mais cette transmission chutera fortement dès la deuxième année d’utilisation si vous n’entretenez pas le fim plastique. Veillez ainsi à soigneusement nettoyer la bâche de votre serre. En cas d’usure ou de saleté excessive, remplacez le revêtement de votre abri en commandant une nouvelle bâche pour serre.

Comment attacher des tomates dans une serre

Une serre étant limitée en hauteur, à moins de disposer d’un grand modèle, tuteurer vos plants de tomates n’est pas possible. Il vous suffira de mettre en place des fils accrochés au faîtage de votre serre pour permettre à vos pieds de tomate de grimper.

Combiner serre et culture en pot

Inconvénient de la culture sous serre : vous pourrez difficilement y pratiquer la rotation des cultures. À moins de déplacer chaque année votre serre, solution difficile à mettre en pratique pour les jardiniers qui ne disposent pas d’un grand potager.
La solution pourrait être de cultiver vos tomates en pots plutôt qu’en pleine terre. Nous expliquerons cette pratique dans un futur article.

Récolter les tomates au bon moment

Vos tomates devront être récoltées au bon moment pour leur assurer un maximum de saveur. Outre la couleur, le premier signe de maturation est l’odeur du fruit. Un fruit immature n’aura généralement aucun parfum.
Lorsque vous cueillez la tomate, celui-ci doit se détacher facilement sans que vous n’ayez à trop forcer.

Questions fréquentes sur la culture de tomates

Pourquoi mes tomates n’ont-elles pas de goût ?

De nombreuses causes peuvent expliquer le manque de saveur des tomates. Les facteurs suivants sont les plus souvent en cause :
- Mauvaises semences :
Les variétés hybrides sont généralement moins gouteuses que les variétés anciennes.
- Terre pauvre :
Le « terroir » influence le goût d’une tomate. Profiter d’un sol riche en matières organiques est meilleur qu’un sol pauvre dans lequel les tomates ne trouveront pas tous les nutriments dont elles ont besoin à chaque étape de leur croissance.
- Manque de sucres en période de floraison et de développement des fruits :
Déjà évoqué plus haut dans l’article, le purin de consoude favorise la floraison et la fructification. Vous obtiendrez des tomates plus sucrées et savoureuses également en vous assurant que vos plants de tomates bénéficient de suffisamment de lumière à cette phase de leur développement. La photosynthèse permet de fabriquer les sucres. Un manque de soleil influencera la teneur en sucre des fruits.
- Trop d’eau en phase de maturation des fruits :
Éviter de « diluer » le goût de vos tomates en phase de maturation des fruits. Pour cela, arrosez peu de façon à concentrer le goût.
- Trop d’azote passé le stade de plantation
- Carence en potasse au stade de floraison

Pourquoi mes tomates filent-elles ?

Vos pieds de tomates filent lorsque la tige a tendance à pousser exagérément en hauteur avec une tige frêle (aspect de fil). Cela se produit généralement lorsque des plants manquent de lumière et cherchent celle-ci en montant. Si vous observez ce problème, repiquez vos plants sans attendre en prenant soin d’enterrer toute la tige. Et augmentez l’apport de lumière en changeant vos plants de place.

Comment éviter le mildiou sur mes tomates ?

- Protéger les plants de la pluie et de l’humidité
- Utiliser des outils propres, non souillés par d’éventuels champignons
- Assurez-vous de posséder une terre suffisamment riche pour des tomates vigoureuses aptes à se défendre
- Plantez du basilic à proximité de vos pieds de tomate. En association avec la tomate, cette herbe aromatique réduit le risque de mildiou.
- Appliquez une décoction de prêle ou d’ail, reconnus pour leurs propriétés fongicides
- Traitements préventifs : La bouillie bordelaise a fait ses preuves depuis longtemps contre le mildiou. Le cuivre qu’elle contient empêche le développement des champignons. Notez que de plus en plus de jardiniers se refusent désormais à l’utiliser, du moins en forte concentration, à cause du risque d’accumulation de cuivre dans le sol. Cette accumulation s’avère néfaste pour la vie du sol, en particulier sur les vers de terre. Le bicarbonate de soude est une alternative à la bouillie bordelaise. Il vous aidera aussi à vous débarrasser de l’oïdium. Procédez en mélangeant 1 cuillère à café de bicarbonate de soude et 1 cuillère à café de savon de Marseille (ou savon noir) dans 1 litre d’eau puis en vaporisant vos plants dès la plantation. Remarque : évitez de pulvériser vos plants avec de la bouillie bordelaise ou du bicarbonate en période de floraison.
- Arrosage avec du purin d’ortie et/ou de consoude : renforce les défenses naturelles de vos plants de tomates.
- Coupez immédiatement les feuilles touchées et toutes les parties atteintes par le mildiou
- Aspergez de lait demi-écrémé pour son action anti-fongique

Quel engrais pour cultiver la tomate ?

La tomate est une plante gourmande en nutriments qui nécessite d’être fertilisée régulièrement. Si votre sol n’est pas suffisamment riche, préparez-le dès l’automne au moyen d’un apport en fumier mûr (décomposé).
Au moment de la plantation veillez à apporter l’azote nécessaire au développement des plants. Du purin d’orties et/ou de consoude est l’engrais naturel le plus approprié.
Parmi les autres engrais naturels, citons également les coquilles d’œufs pour le calcium ou la cendre de bois pour l’apport en potasse et en phosphore. Le marc de café apportera également de l’azote et augmentera l’acidité du sol.

Comment éviter le « cul noir » de la tomate ?

Le « cul noir » touche principalement les variétés de tomates allongées. Cette nécrose apicale se développe en cas d’arrosage irrégulier. Le paillage et une meilleure gestion de l’arrosage résout généralement le problème. Le « cul noir » peut aussi être le signe d’un manque de calcium et sera corrigé de différentes manières (apport d’algues marines...).

Le basilic en association avec la tomate permet de réduire le risque de mildiou.

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