Lutter contre l’oïdium : traitements et prévention

L’oïdium est une maladie cryptogamique. Elle est reconnaissable aux tâches blanches qui viennent recouvrir les feuillages, courges, melons et cucurbitacées en général étantt très souvent touchés. Quels traitements et prévention mettre en place ?

lutter contre l'oïdium sous serre de jardin

Quels sont les risques de l'oïdium ?

Le plus souvent, ces tâches s’étalent sur tout le feuillage qui finit par se dessécher. Si l’oïdium s’attaque aux plantes en fin de vie, il n’y a pas d’inquiétude à avoir, la production n’en sera que peu impactée.

Le problème survient quand la maladie se développe sur de jeunes plants.

Vos jeunes pousses infectées risquent de transmettre la maladie à leurs congénères. Ainsi, les chances de porter atteinte à la production augmentent.

Il est difficile, voire impossible, d'empêcher l’expansion de ce champignon lorsqu'il a commencé à se répandre.

Cependant, il existe des solutions pour le contenir, et revigorer nos plants.

Aux secours, j’ai de l’oïdium sur mes courgettes !

Pour maîtriser la propagation de l’oïdium, le premier geste est de couper les feuilles les plus anciennes et les plus fortement oïdiées.

Ainsi, vous limitez la dispersion des spores sur vos autres plants. Ce réflexe favorise en outre l’aération et l’ensoleillement des plantes.

Anticipez pour l’année suivante

Il peut être essentiel de libérer la terre entre deux cultures sensibles à l’oïdium, et notamment en serre de jardin.

Laissez votre serre libre de toute culture pendant une courte période (au moins 2 semaines). Ce laps de temps empêchera les champignons à l’origine de l'oïdium de survivre en l’absence d’hôte à coloniser.

Par la même occasion, vous l’empêcherez également d’envahir d’autres plantations.

Vous pouvez également profiter de ce temps pour nettoyer de fond en comble votre serre.

Ensuite, il existe des recommandations simples, mais efficaces, pour limiter les risques d’oïdium.

éviter l'oïdium dans une serre

Votre sol doit être vivant

Votre sol doit contenir des êtres vivants. Que ce soit de tout petits animaux (cloportes…), des micro-organismes, des vers de terre.

Cette vie permet aux plantes de mieux se développer, et les rend donc moins sujettes aux diverses attaques.

Afin de rendre votre sol vivant, le mieux est de lui apporter du compost et un paillis.

Le compost résulte d’une transformation de matières organiques (végétales ou animales) par des êtres vivants.

C’est ainsi que nous retrouvons nos cloportes et nos vers de terre par exemple.

 

Le paillage, essentiel pour vos cultures, présente de multiples avantages :

  • Vous pourrez limiter les herbes indésirables.
  • Le paillis a l’avantage de garder plus longtemps l’humidité, et donc de réduire vos besoins en arrosage
  • Vous facilitez la vie des organismes qui travaillent le sol, en leur apportant de quoi se nourrir.

Aérez bien vos serres !

Favorisez la circulation d'air entre vos plants en aérant votre serre régulièrement et en ôtant les feuilles abîmées.

Cela vaut aussi pour les plants en dehors de la serre.

Les maladies cryptogamiques se développent en grande partie grâce à l’humidité qui s’installe.

Rien de mieux qu’un peu d’air pour limiter ce risque.

Arrosez vos plants au niveau de leur pied plutôt que sur les feuilles.

Espacez les plantations.

Supprimez et brûlez les parties atteintes, branches ou feuilles malades.

aérer sa serre pour empêcher l'apparition d'oïdium

Traitement Naturel contre l’oïdium

Les précédentes solutions ne vous ont pas permis de limiter l’expansion de l’oïdium ?

Il existe différents traitements naturels que vous pouvez appliquer sur vos plants.

Le lait écrémé

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le lait peut se révéler très efficace pour lutter contre l’oïdium.

Le lait stimule les défenses naturelles des plantes et dispose de vertus fongicides.

Vous pouvez le tester sur vos plants après l’avoir dilué entre 10% et 50%, par temps sec.

Dispersez-le en fin de journée, à régularité d’une quinzaine de jours entre chaque pulvérisation.

Le purin d’ortie

L’ortie est une plante envahissante qui a l’avantage de se révéler extrêmement utile.

Tirez-en profit dans la lutte contre les ravageurs, comme les pucerons, ou comme fertilisant.

Pour préparer votre purin d’ortie, il vous faudra les ramasser et les laisser macérer dans l’eau pendant un mois.

Récoltez l’eau de votre purin en prenant soin de filtrer les résidus afin de ne pas boucher votre pulvérisateur.

Vous pouvez utiliser votre purin pur ou dilué.

Faites attention l’odeur du purin d’ortie est particulièrement nauséabonde.

Disposez votre bac à bonne distance de vos lieux de vie (et de ceux de vos voisins).

Décoctions d'ail

Vous vous demandez quelle est la différence entre un purin et une décoction ?

 C’est assez simple :

Si le purin découle d’un procédé de macération, la décoction implique que vous fassiez bouillir vos végétaux.

L’ail contient du soufre. Ce composé permet de lutter contre les maladies cryptogamiques, ou certains insectes comme les pucerons.

Une tête d'ail hachée dans 1 litre d'eau bouillante pendant 5 minutes vous permettra de réaliser cette décoction.

Conclusion

Vous avez à présent tous les outils nécessaires pour contenir l’expansion de l’oïdium dans votre potager ou votre verger.

Et si vous avez d’autres conseils, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire.

Nous serions enchantés de connaître vos astuces pour venir à bout de l’oïdium dans votre jardin.

Ne ratez aucun article
Abonnez-vous à la newsletter !